Conférence en salle/en ligne Paris de brique et de brique, les grandes heures d'un matériau Dans un Paris où presque tout n'est que pierre et plâtre, la chaleur de la brique fait figure d'exception et ses notes colorées se remarquent immédiatement, procurant une certaine satisfaction visuelle. De la fin du Moyen âge à nos jours, au fil d'un panorama riche et varié, revivez le belle histoire de la brique parisienne. Pour les particuliers Cette conférence n'est pas au programme en ce moment mais vous trouverez certainement dans le calendrier d'autres lieux passionnants à découvrir. Pour être tenu(e) au courant des prochains programmes, vous pouvez inscrire à la lettre d'information. Programme en cours
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La brique fait son apparition dans le paysage parisien à la fin du Moyen âge. L'influence flamande n'y est sans doute pas pour rien. La maison dite de Jacques Cœur rue des Archives semble en être le plus ancien spécimen conservé. La couleur de la brique, associée à la pierre et à l'ardoise, mais aussi ses nombreuses qualités de mise en œuvre et de confort, séduisent tout au long du XVIe siècle. Dans la foulée, la brique connaît un premier apogée sous les règnes de Henri IV et Louis XIII. Le modèle des places royales se diffuse largement aux demeures privées. De nombreux hôtels particuliers arborent fièrement leur parure de brique et pierre jusque dans les années 1640.

Que se passe-t-il alors ? L'architecture classique française ne jure que par la pierre. La brique se trouve reléguée à un rôle secondaire, elle est dévalorisée et finit par disparaître complètement des façades parisiennes pendant deux siècles environ. Au milieu du XIXe siècle, elle connaît une renaissance spectaculaire, d'abord poussée par le goût historiciste. Les architectes pastichent volontiers le style dit Louis XIII. Naturelle ou vernissée, associée à d'autres matériaux, elle apporte une touche de fantaisie à l'architecture. Parallèlement, la possibilité de la produire en série, donc à bas coût, en fait le matériau privilégié des ateliers, de l'industrie et de l'habitat populaire. Jusque dans les années 1950, elle s'impose à ce titre dans les quartiers populaires et notamment le long de la ceinture des Maréchaux.

Chargée d'une telle connotation populaire, la brique aurait pu sombrer. Et pourtant, ses qualités techniques, économiques et esthétiques jamais démenties lui offrent un second apogée dans les années 1930. La brique envahit les écoles, les dispensaires, les bains-douches et piscines et peu à peu des édifices plus nobles comme de riches immeubles de rapport, des églises ou des bâtiments universitaires. Encore aujourd'hui, malgré la redoutable concurrence du béton, la brique, et plus généralement la terre cuite, n'a pas dit son dernier mot.