Quartiers et jardins La pierre et l'argent, promenade dans l'île Saint-Louis Alors que Paris pleure ses touristes absents, certains quartiers, comme l'île Saint-Louis, retrouvent un calme qui leur est peu coutumier. Une occasion rare de les (re)découvrir dans des conditions idéales. Pour les particuliers Cette visite n'est pas au programme en ce moment mais vous trouverez certainement dans le calendrier d'autres lieux passionnants à découvrir. Pour être tenu(e) au courant des prochains programmes, vous pouvez inscrire à la lettre d'information. Programme en cours
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Pour les groupes privés Cette visite peut être organisée tous les jours du mardi au samedi. Je me tiens à votre disposition pour vous en préciser les conditions et vous fournir un devis. Tarifs et conditions
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Le pont Marie et l'île Saint-Louis vus de la rive droite. Photo Vincent Delaveau.
Entre l'île de la Cité et le Marais, l'île Saint-Louis aligne ses rues étroites, ses quais paisibles et les façades élégantes de ses hôtels particuliers. Créé au début du XVIIe siècle par la réunion de deux îlots, ce nouveau quartier est vite devenu la terre d'élection de riches financiers. Un peu isolé du reste de la ville, il a conservé une atmosphère déjà qualifiée de provinciale au XVIIIe siècle.

L'île Saint-Louis est née d'un contrat. En 1614, trois entrepreneurs s'engagent à construire les ponts Marie et de la Tournelle en échange de l'exploitation foncière de deux îlots agricoles, l'île aux Vaches et l'île Notre-Dame. Une cinquantaine d'années plus tard, après d'innombrables difficultés techniques et financières, le chantier est terminé. Désormais, un réseau de rues orthogonales quadrille l'île ; sa partie centrale a été investie par des commerçants et artisans tandis que des financiers récemment enrichis se sont fait bâtir d'opulentes demeures le long des quais. Malgré quelques transformations sous le Second Empire pour faciliter la traversée de la Seine, l'île n'a pas beaucoup changé depuis le XVIIIe siècle.

Nos pas nous mènerons ainsi près de l'hôtel de Lauzun qui garde le souvenir du rocambolesque mariage de la Grande Mademoiselle, cousine germaine de Louis XIV. À deux pas, à la proue de l'île, l'hôtel Lambert témoigne du génie de l'architecte Louis Le Vau. Un peu plus loin, les hôtels de Chenizot et Charron laissent voir leurs cours intérieures. La maison du Centaure, l'église Saint-Louis-en-l'Île... et une femme sans tête jalonneront aussi notre parcours.