1937. L'organisation de l'exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne doit permettre de relancer une économie en difficulté et d'affirmer la place de la France dans le concert des nations alors plus que cacophonique. Elle doit aussi permettre de doter Paris de nouveaux grands axes et d'équipements qui lui font défaut, notamment dans le domaine muséographique. Faute d'anticipation et de moyens, les ambitions affichées initialement se bornent finalement à un important dépoussiérage de la colline de Chaillot, point de mire de l'exposition.
Face à la Tour Eiffel, les deux grandes ailes concaves du palais du Trocadéro s'appuient sur les structures du pittoresque palais de 1878. Elle dominent un ensemble vaste et majestueux de jardins et de fontaines. Le palais d'Iéna, chef d'œuvre d'Auguste Perret, est l'une des plus brillantes expressions d'un ordre et d'une esthétique du béton armé. Le palais de Tokyo, enfin, avec son élégant portique à colonnes, son décor sculpté et ses terrasses descendant doucement vers la Seine, se veut un hommage moderne à la plus pure tradition classique française.