Bien que disparu en 1871, le Palais des Tuileries a
profondément marqué l'espace parisien du
Louvre à la Défense. Le jardin, qui lui a
survécu, îlot de calme et de fraîcheur
au centre de la ville,
offre une passionnante leçon d’histoire des
jardins. Si les vergers et la grotte de Catherine de Médicis
et les mûriers d’Henri IV ne demeurent que par le
souvenir, les différents espaces du jardin
évoquent
son histoire mouvementée.
A l'est, le Grand Carré, dessiné par Le
Nôtre, demeure coupé par un ah-ah,
matérialisant
la limite du jardin réservé de Louis-Philippe.
Les statues provenant de différents parcs royaux, ainsi que
deux curieux exèdres rappellent les projets ambitieux
de la Révolution pour les Tuileries.
Dans le cadre de l’opération “Grand
Louvre”, le jardin a fait l’objet
d’importants travaux de restauration depuis une quinzaine
d'années.
L’écriture contemporaine des paysagistes Pascal
Cribier et Louis Bénèch fait habilement cohabiter
les
grands moments de son histoire. Dans la continuité du
“musée’ de plein air
créé par la Révolution, la promenade
dans les bosquets est
ponctuée par les oeuvres de sculpteurs du XXe
siècle, Rodin, Giacometti, Moore, Dubuffet...