A
partir de
1780, les cimetières parisiens, situés intra
muros près des églises paroissiales, sont
progressivement
fermés pour des raisons de salubrité. En 1804,
Napoléon reprend cette politique à son compte en
créant le
cimetière de l’Est, notre
Père-Lachaise, et en promulguant une nouvelle
législation funéraire dans laquelle
apparaît le système des concessions.
L’architecte Brongniart est chargé de l’aménagement du nouveau “champ du repos” à l’emplacement d’une ancienne propriété des Jésuites. Tirant parti du relief et des tracés anciens et s’inspirant des parcs à l’anglaise, Brongniart crée un espace aux allées sinueuses et à la végétation abondante, propice à la méditation. La nouveauté et l’éloignement suscitent d’abord la réserve des Parisiens. Ce n’est que le transfert de quelques célébrités, comme La Fontaine ou Molière, qui permettra de “lancer” le cimetière et d’en faire le lieu de sépulture obligé de tout Parisien respectable.
Cette promenade, idéale pour une première visite, permet de découvrir les tombes les plus remarquables, par leur décor – le cimetière est un véritable musée de sculpture en plein air -, par la célébrité de leurs occupants ou par le culte parfois étonnant dont ils sont l’objet. Au fil des allées, laissez-vous surprendre par le tombeau d’Héloïse et Abélard, curieuse sépulture pseudo XIIe siècle, les glorieux monuments des maréchaux d’Empire sculptés par David d'Angers, le gisant de Victor Noir, journaliste assassiné par un cousin de Napoléon III, la fantasmagorie du monument de Robertson ou encore les plants de pommes de terre de Parmentier…