En
1744, les prières adressées à sainte
Geneviève ont raison de la terrible maladie qui menace les
jours de Louis XV. Une fois remis sur pied, le souverain
décide la construction d’une nouvelle
abbatiale
Sainte-Geneviève, la plus grande église
construite en France au XVIIIe siècle.
L’architecte Soufflot renouvelle l’architecture religieuse en opérant une géniale mais fragile synthèse de la légèreté des structures gothiques d’une part et de l’élégance des décors antiques d’autre part. L’édifice, baigné de lumière par les grandes ouvertures du dôme et de la nef, doit accueillir dignement les reliques de la patronne de Paris.
Mais le chantier s’achève à peine lorsque la Révolution décide de faire de l’église un temple à la gloire des grands hommes de la Nation, le Panthéon français. Jusqu’aux obsèques de Victor Hugo en 1885, le sort de l’édifice ne cesse de changer au fil des régimes politiques, tantôt Panthéon, tantôt église Sainte Geneviève. Dans les années 1870, cette dernière affectation lui vaut un exceptionnel décor peint, trop souvent négligé au profit des illustres pensionnaires de la crypte. Les plus grands peintres officiels de la fin du XIXe siècle ont pourtant contribué à cette fresque “religioso-nationale” de la France : Puvis de Chavannes, Laurens, Delaunay...
Cette visite sera ainsi l'occasion de "rencontrer" nos grands
hommes et de revivre quelques grandes panthéonisations, mais
aussi de "revisiter" un monument passionnant pour son architecture
comme pour ses décors.