En
1667, Louis XIV fonde l’Observatoire de Paris au sud de la
ville. Les travaux de cartographie
des savants ont imposé dès le XVIIIe
siècle le tracé virtuel et la mesure
d’une ligne méridienne reliant
les deux pôles et passant par l’Observatoire. Avant
d’être détrôné par
celui de Greenwich en 1884,
le méridien de Paris a servi de
référence au calcul des longitudes pour les
marins français - et notamment
au chevalier de Haddock, ancêtre du fameux capitaine, pour
cacher son trésor. En 1799, la mesure
dudit méridien permet de déterminer la valeur
exacte du mètre.
En 1994, le tracé de la ligne a été matérialisé dans le sol parisien par la pose des 135 « clous Arago ». Ce sont ces médaillons de bronze que je vous propose de suivre à partir de l’Observatoire. Nos pas nous mèneront ainsi des pittoresques ateliers de la rue Cassini à la fontaine des Quatre parties du monde, du très oriental Institut d’art au jardin du Luxembourg et au mètre étalon de la rue de Vaugirard. En fin de parcours, nous infléchirons notre route vers l’église Saint-Sulpice dont le gnomon, à défaut de se confondre avec le méridien de Paris, est un passionnant outil astronomique.