Modeste
proéminence de la rive gauche, la Butte-aux-Cailles doit sa
situation dominante
à la Bièvre qui en a
façonné les pentes sur trois
côtés. Jusqu’au milieu du XIXe
siècle, la butte
est avant tout un espace agricole parsemé de quelques corps
de fermes, de moulins et de
puits de carrières. Les travaux d’Haussmann
chassent alors les Parisiens les plus modestes du centre de
la ville. Les activités artisanales le long de la
Bièvre et les industries du XIIIe arrondissement emploient
une main d’oeuvre abondante. C’est donc
naturellement que la butte, excentrée et
aménagée de façon
empirique par les propriétaires de terrains, accueille cette
population dans des conditions souvent très
précaires.
Epargnée par les grands travaux d’urbanisme, la butte conserve une atmosphère villageoise très dépaysante, due à ses maisons basses, à ses rues étroites et aux flots de verdure débordant des jardins. Evocation des derniers moments de la Commune de Paris, souvenir du premier vol libre (avec passagers) en montgolfière en 1783, dégustation d’une eau captée à 620m sous terre, visite de l'établissement balnéaire (piscine classée monument historique) et de la “petite Alsace”, cité jardin ouvrière ; des maisonnettes construites sur un garage automobile... le discret quartier de la Butte-aux-Cailles a tous les atouts pour vous étonner et vous laisser aller à la flânerie.