Commencé en 1787, l’hôtel de Bourrienne doit ses aménagements actuels à deux propriétaires successifs aux personnalités étonnantes : Madame Hamelin, l’une des plus célèbres “merveilleuses” du Directoire et du Consulat, et Louis Fauvelet de Bourrienne, secrétaire particulier de Bonaparte. Les appartements du rez-de-chaussée, ouvrant sur le jardin, ont conservé leur rare décor de boiseries peintes. Faux marbres, arabesques et grotesques, motifs pompéiens offrent une réécriture raffinée de l’antiquité romaine. Dans le cabinet de toilette, dont les glaces reflètent les frondaisons du jardin, les décorateurs ont succombé à la mode égyptienne de l’époque.
La visite des salons, de la salle à manger, d’une chambre, du cabinet de toilette et du jardin d’hiver, encore habités de nos jours, constituent un véritable “symbole de ce que fut le quartier à son apogée”.